31/12/2003

Bonne Année 2004

Je souhaite à toutes et à tous, une merveilleuse année 2004.
Au plaisir de continuer l'aventure dans quelques heures... Profitez de l'instant présent, le temps s'écoule si vite :)
 

16:36 Écrit par mehmet | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/12/2003

suTV : Baroudi, le militant

L'entretien filmé de Mehmet Koksal avec Mohamed Baroudi, ancien président du Rassemblement Démocratique Marocain, la seule organisation qui a regroupé en Belgique les Marocains progressistes opposants à la dictature de Hassan II, vient d'être publié en ligne. Un hommage à un militant qui a consacré sa vie à une cause, et qui n'a pas revu son pays depuis plus de quarante ans, refusant toute compromission. Un militant dont on espère qu'il inspirera les jeunes politiciens belges d'origine marocaine parfois tentés de suivre les traces de certains de leurs aînés devenus champions de la compromission avec le régime de Rabat, muets face aux atteintes aux droits de la personne et à la liberté de la presse.

suTV http://users.skynet.be/sutv

21:42 Écrit par mehmet | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/12/2003

Chinois, minorité, carbonnades et bananes

Dans un restaurant typiquement chinois, l’équipe de télévision de Nederland 3 tente de couvrir l’événement en posant des questions à des allochtones chinois. La journaliste tend le micro à une dame et demande pourquoi elle ne parle pas le néerlandais après tant d’années de présence dans le pays. Sa fille traduit le commentaire de la mère dans un néerlandais impeccable : «Oui, c’est vrai que je ne parle pas le néerlandais mais attention, j’adore vos patates chaudes à la carbonnade.» Et nous qui pensions que les frites à la sauce carbonnade étaient une spécialité flamande... Ceci dit, la communauté chinoise a des projets de cours de néerlandais spécifiques pour la première génération.

Le 12 décembre 2003, l’organe de participation des Chinois aux Pays-Bas (IOC – Inspraak Orgaan Chinezen) s’est installé à La Haye (1). Les autorités publiques néerlandaises viennent d’accorder officiellement le statut de minorité à ce groupe ethnique. « Enfin une justice », a déclaré Ho ten Soen, bourgmestre (maire) de Venhuizen, occupé depuis quelques années à recueillir des soutiens au sein de la communauté chinoise dans le pays. « Après les Juifs, nous sommes les premiers allochtones à avoir mis le pied sur le sol néerlandais. Les Chinois peuvent se débrouiller seuls, ils n’ont pas de problèmes. C’est l’image en vogue aux Pays-Bas. C’est vrai que les jeunes Chinois ne causent pas de dégâts, il n’y a pas de bandes criminelles et ils ne créent pas l’insécurité sur les quais. Mais la communauté chinoise a bien des problèmes», a précisé M. ten Soen devant une quinzaine de membres du bureau. L’organe de participation (IOC) espère ainsi conseiller et interpeller la ministre des Affaires des Etrangers (vreemdelingenzaken) et de l’Intégration, Rita Verdonck (VVD), sur les sujets concernant la communauté chinoise des Pays-Bas.

L’une des revendications de ce groupe concerne l’admission de cuisiniers chinois. Plus de 6.000 places resteraient encore à pourvoir dans les restaurants. «Il arrive qu’un restaurant attende plus d’un an pour avoir un nouveau cuisinier. On peut engager un cuisinier en Chine si seulement on arrive à montrer qu’il n’y en a pas aux Pays-Bas», explique Li Ping Lin.

Les Chinois sont fiers du bilinguisme (néerlandais-chinois) des enfants de la deuxième ou troisième génération. Depuis des années, ceux-ci ont suivi des cours en dehors du cursus scolaire classique. En moyenne, les jeunes Chinois ont une formation plus élevée que les jeunes Hollandais. Mais l’IOC estime qu’ils ne sont toujours pas assez intégrés. «Ils n’ont pas de liens avec les jeunes autochtones. On appelle la deuxième et la troisième génération des Chinois ‘les jeunes bananes’. Ils sont jaunes à l’extérieur et blanc à l’intérieur», précise Li Ping Lin.

Origine commerçante
Avant même la Première Guerre mondiale, les Pays-Bas comptent des ressortissants chinois sur leur territoire (2). La plupart sont alors des marins ou des commerçants avec aussi la présence un petit groupe d’étudiants chinois d’Indonésie (colonie néerlandaise jusqu’en 1945, reconnu 4 ans plus tard par la métropole orangiste). A la fin de la guerre, le développement des compagnies d’armatures néerlandaises pousse au recrutement de la main d’œuvre chinoise et se créé alors à Rotterdam et Amsterdam de véritables « colonies chinoises » de marins. Pour la police néerlandaise de l’époque, les Chinois restent une population suspecte (surtout après 1949 où ils sont tous suspectés de complot communiste) et criminelle avec ses triades et ses trafiquants d’opium. Le cliché s’est accentué lorsque qu’en juillet 1922, de gangs rivaux d’Amsterdam (Bo On et Drie Vingers) ont décidé de laver leurs différends en public à l’aide d’armes à feu. Des razzias intra-communautaires ont lieu afin d’emmener quelques membres par bateau jusqu’à Hong Kong dans les réseaux criminels. Dans les restaurants chinois, la pratique d’extorsion de fonds sur chantage est sans doute une des caractéristiques visibles dans la plupart qui s’exportent le mieux.

Après la Deuxième Guerre mondiale, commence une immigration de Chinois d’Indonésie et durant la décennie soixante, arrivent les Chinois de Surinam. Ensuite, débarquent seulement des immigrants de la République populaire de Chine. Dès 1993, cette catégorie représente déjà plus de 14.000 individus dont la moitié acquière la nationalité néerlandaise. Alors qu’à la même période les Chinois de Hong Kong comptent 11.000 membres (dont 8.000 de nationalité néerlandaise). Il faut aussi compter avec les Chinois du Vietnam (boat people), de Taiwan, de Singapour et de Malaisie, sans oublier les illégaux. D’après les derniers chiffres, le nombre de Chinois aux Pays-Bas serait aux alentours des 70.000 personnes (dont 35% originaire de Chine, 23% de Hong Kong, 20% d’Indonésie, 6% du Surinam et 16% d’autres pays) (3).

Sur le plan économique, la communauté chinoise des Pays-Bas est facilement identifiée aux restaurants sino-indiens. Rien de plus naturel puisque cette population était presque exclusivement active dans ce secteur jusqu’à la fin des années ’80. L’avis général des Hollandais sur les Chinois se résume d’une part à une bonne intégration mais d’autre part à une communauté fermée et inaccessible pour les non-initiés.

La résolution des problèmes au sein de la communauté accentue également cette image de fermeture et de méfiance de part et d’autres. L’aide venant de l’extérieur, surtout des pouvoirs publics, n’est pas nécessaire. L’ingérence publique est ressentie comme une violation de l’indépendance ou de l’autonomie de la communauté.
 
Mehmet Koksal

_________

Notes:
(1) Van Veen (Rita) dans le quotidien Trouw du 13 décembre 2003.
(2) http://www.xs4all.nl/~respub/traa/index.htm
Le rapport complet de la commission d’enquête et le rapport royal de recherche RCID Kennemerland. Environ 5.500 pages en ligne avec moteur de recherche.
(3) http://www.foquz.nl/allochtonen/chinezenG1.html

Notes : sujets connexes sur Suffrage Universel
http://users.skynet.be/suffrage-universel/cndi.htm
http://users.skynet.be/suffrage-universel/nl/nlel98le.htm
http://users.skynet.be/suffrage-universel/indexpami.htm
http://users.skynet.be/suffrage-universel/be/beel99ei.htm
http://users.skynet.be/suffrage-universel/be/beel9501.htm
http://users.skynet.be/suffrage-universel/eupy02.htm
http://users.skynet.be/suffrage-universel/nl/vvdchin.jpg


07:51 Écrit par mehmet | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/12/2003

Martine à la Chambre!

Lire un commentaire aussi limpide et pertinent que celui de Martine Vandemeulebroucke aujourd'hui dans Le Soir me rassure sur le futur du droit de vote. Ces derniers jours, les commentaires clairement islamophobes ont le vent en poupe dans l'arène politique. Et voici, un commentaire qui met les points sur les "i" concernant ce débat anachronique. Ah, si on avait à la Chambre des représentants qui puissent écrire ou dire des commentaires aussi tranchant!
 
Très clairement, je ne vois plus la différence entre un Hugo Coveliers (ex-VU et nouveau VLD hardliner pur jus) et un Philip (et non Filip!) Dewinter (VB).  Finalement, je préfère encore zapper que de tenter de convaincre des allergiques de la démocratie participative.   
 
Lire aussi l'excellent commentaire de Pierre-Yves Lambert  avec Le VLD: "un chef de gang mafieux, des lèche-culs et un gros idiot" http://minorites.babozor.net/article.php?IDA=90
   
 

Le Soir, le 12/12/2003  |  06 h 00
source : www.lesoir.be

COMMENTAIRE 

Propos passéistes pour un projet d'avenir

MARTINE VANDEMEULEBROUCKE

Une première proposition de loi (socialiste) en 1971, une déclaration gouvernementale - en 1979 - promettant le droit de vote aux immigrés pour les élections communales de 1982… La revendication du droit de vote pour tous les étrangers a exigé une détermination et une patience inouïes de la part du monde associatif et syndical. Aujourd'hui, ce droit de vote devient réalité. Mais il ne s'agit que du seul droit de vote, pas de l'éligibilité restée sur le bord de la voie du compromis politique. Tout ça pour ça, soupirent les associations. On peut comprendre leur déception. Elle est accentuée sans doute par la manière dont se sont déroulés les débats au Sénat. Virulence frôlant parfois les propos racistes chez les uns, soutien plus résigné qu'enthousiaste de la proposition MR chez les autres. Mais ce qui étonne peut-être le plus dans les arguments échangés, c'est leur caractère un peu suranné. On évoque les effets du droit de vote comme si nous étions toujours en 1970. Comme si l'immigration se réduisait encore et toujours aux populations marocaines et turques qu'il convient d'aider à s'intégrer… comme disait la déclaration gouvernementale de 1979. L'obligation d'une déclaration d'allégeance préalable à la Constitution est elle-même empreinte de ce présupposé : les bénéficiaires du droit de vote s'appelleraient tous Mohamed ou Ali et sont bien entendu musulmans.

C'est ignorer complètement qu'au cours de ces quinze dernières années, l'immigration est plus que jamais une mosaïque de nationalités et de cultures. Ceux qui voteront demain, ce ne sont pas seulement les rescapés de la première génération turco-marocaine qui n'ont pas acquis la nationalité belge. Ce sont aussi et surtout ceux qui ont fini par obtenir leur droit au séjour après une longue procédure d'asile, après une régularisation. Ce sont les sans-papiers à qui les ministres SP de l'Intérieur refusaient de parler en 1998 et en 1999. Et dont la plupart ont été régularisés depuis. C'est peut-être la famille kazakhe qui ne doit ses chances de rester en Belgique qu'à la médiatisation des talents de musicien d'un des enfants. Ce sont tous ceux qui continueront à arriver demain, sous les statuts les plus divers. Et qu'il faudra accueillir puis intégrer par une politique d'enseignement, de logement et d'emploi efficace. Par une vraie politique de l'immigration, donc. C'est déjà ce qui était demandé en 1970.





11:49 Écrit par mehmet | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/12/2003

Adultes non admis

- Salut Ben, j'ai entendu que tu donnais des cours d'impro, y a-t-il également des adultes dans ton groupe ?
- Des adultes, non pas vraiment...
- Ah bon. Pourtant, on m'a informé qu'une adulte participait à tes cours d'improvisation.
- Oui, mais elle a un rôle bien spécifique. Tu penses à quoi en réalité ?
- Je pensais à moi, car j'aimerais suivre des cours avec toi mais bon comme tu me dis que ce n'est pas pour des adultes...
- Non, mais attend! Fallait le dire tout de suite, non toi t'es pas un adulte, tu es un jeune. Toi, tu entreras parfaitement dans le groupe. Sans problème!
 
 

16:54 Écrit par mehmet | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |