10/05/2005

Les ratés de l’enquête sur le décès du commerçant turc

Il y a presque 3 ans, deux commerçants turcs étaient abattus à Schaerbeek. L’un d’eux succombait à ses blessures tandis que l’autre grièvement blessé est aujourd’hui invalide. Bien que reconnu par les victimes, l’auteur des coups de feu et son frère, commanditaire présumé de cet assassinat, n’ont pas été arrêtés. Si le tireur est sans doute au Maroc, son frère en revanche est domicilié en Belgique. Anabelle Loïc, juriste dans une organisation internationale, connaît bien la famille des victimes.

Elle s’interroge au micro de Philippe Carlot sur les lenteurs et les ratés de l’enquête : « On se demande pour quelles raisons, il y a eu une telle injustice. Est-ce que c’est le fait que ce soit un crime passé entre deux ethnies, deux communautés ? D’un côté marocain, d’un côté turc qui fait que cette enquête n’avance pas aussi vite que si c’était des Français ou des Belges de pure souche ou d’autres Européens. On a l’impression que si le crime s’était passé dans cette rue Vanijk à Ixelles plutôt qu’à Schaerbeek, les choses iraient plus vite. C’est un peu cela mon sentiment. Quelle est la raison qui fait que l’enquête n’a pas avancée ? J+3 ans, il y a un crime, un mort et pas de justice qui avance. Il n’y a pas d’enquête de menée. Il y a eu une succession de juge d’instruction et pour quelques raisons inexpliquées, cela piétienne. C’est vraiment ça.

Source : Journal Parlé de Vivacité (10-05-2004 à 06h30 – Infos régionales bruxelloises)

13:24 Écrit par mehmet | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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